24.05.2009

Jardinage : l'arrosage économique !

Je suis parisienne.

Je n'ai ni jardin, ni terrasse, ni balcon.

Lorsqu'il fait beau et chaud, je dois partager mon espace de liberté avec mes voisins connus et inconnus.

Ce week-end, je ne suis pas restée à Paris ! J'ai eu la chance d'occuper une maison à la campagne avec un petit jardin.

Il a fait beau, il a fait chaud. Il faut arroser les plantes, les fleurs. Prendre soin du jardin.

Il existe pourtant un moyen de peu arroser : s'entourer de plantes adaptées à notre environnement, à notre climat.

Mon beau jardin....sans arroser !

Des jardins suffisamment bien conçus pour se défendre seuls contre la sécheresse, c’est le défi que Nathalie Payens, paysagiste et auteur du livre "Un jardin sans arroser", a relevé.

Des Yvelines au Val-d’Oise en passant par la Provence et la Picardie, découvrez quatre aménagements paysagers peu gourmands en eau. Prenez note des conseils de cette spécialiste et n’oubliez jamais les 5 commandements du jardin sec. Ainsi, vous ne serez pas dépourvue quand la canicule et la sécheresse seront venues !

NB : L’ensemble des visuels sont tirés du livre «Un jardin sans arroser», de Nathalie Payens, aux éditions Solar.

Economiser l'eau
Dans son dernier ouvrage « Un jardin sans arroser », Nathalie Payens, conceptrice de jardins « secs » nous transmet son savoir-faire étayé de 20 ans d’expérience.

Découvrez tous ses conseils pour avoir le plus beau des jardins sans trop arroser.

Nathalie Payens, qui êtes-vous ?
Une quadragénaire très soucieuse de l’écologie, maman de trois enfants qui, à 29 ans, a tout plaqué pour entreprendre une carrière dans le paysage.

Au début, j’ai beaucoup fait de jardins « à l’anglaise » et puis, j’ai eu la chance que des clients me fassent confiance pour créer des ambiances exotiques ou féminines. Je joue beaucoup sur les feuillages mais aussi sur les floraisons.

Je suis heureuse de tous mes aménagements paysagers mais mon laboratoire d’expérience et la réalisation la plus complexe reste mon jardin personnel dans le Val-d’Oise (voir le jardin de Nathalie Payens).

Pentu (plus de 15 m de dénivelé), sans sol et sec toute l’année, j’y ai expérimenté une multitude de végétaux, parfois surprenants pour la région, comme les palmiers, les phormiums les cistes, myrtus, arbutus unedo. Ces plantes devaient toutes répondre à trois exigences : aimer le calcaire, la sécheresse et se contenter de peu pour vivre.

Comment vous est venue l'idée d'écrire "Un jardin sans arroser" ?
Les particuliers sont de plus en plus sensibles aux jardins peu gourmands en eau. Notamment parce qu’ils ont une maison de campagne dont le jardin doit tenir sans arrosage pendant plusieurs mois, ou parce qu’ils habitent une région touchée par les restrictions d’eau ou encore parce que la dernière facture d’eau a atteint des sommes folles.

Le projet éditorial « Un jardin sans arroser » est arrivé à une période où j’ai senti qu’il était temps de faire partager mon expérience avec tous ceux qui bataillent dans leur jardin sans jamais obtenir de résultat.

Les problèmes récurrents de sécheresse et toutes les erreurs que j’ai pu relever chez les particuliers n’ont fait que conforter mon propos.

Erreurs à éviter
Quelles sont ces erreurs les plus courantes ?
Elles sont multiples mais concernent principalement l’arrosage.

Je pense à ceux qui plantent leurs végétaux en juin, partent en vacances quinze jours après et n’arrosent pas. Plus votre jardin est jeune, plus il a soif. Il faut donc l’arroser les deux premières années et même les plantes qui n’auront plus besoin d’eau par la suite.

Il y a aussi les particuliers qui arrosent tout, un peu et quotidiennement. Alors qu’il faut sevrer la plante en espaçant les arrosages. Ces derniers doivent être conséquents et réalisés au pied de la plante pour favoriser son enracinement en profondeur.

D’autres encore gèrent mal leur arrosage automatique. Les non-bricoleurs n’osent pas changer le réglage du programmateur et le jardin est arrosé à la même fréquence tous les jours de l’année.

Autres erreurs relevées : planter de gros sujets au printemps ou encore mélanger dans un même massif des plantes sobres et des plantes assoiffées.

Toutes ces erreurs tournent donc le plus souvent autour d’une mauvaise conception de l’apport en eau ou d’une volonté d’économiser l’eau à tout prix sans connaître les règles de base.

Quels sont vos astuces de pros pour avoir un beau jardin sans trop arroser ?
Les seules manières d’économiser l’eau dans un jardin qui n’a pas été pensé à cet effet, est de pailler et d’arroser à bon escient.

Le paillage est une technique très efficace pour lutter contre l’évaporation de l’eau. Feuilles de palmiers, tontes de gazon, déchets de taille laissés en place, mulch du commerce sont de formidables couvre-sols.

En outre, rajoutez du compost chaque année à vos plantes, cela favorise la rétention de l’eau.

Autre astuce : multipliez les citernes, tonneaux ou bassins suffisamment grands pour récupérer l’eau afin d’avoir cette précieuse denrée sous la main au moment opportun.

Enfin, une bonne observation et un arrosage ponctuel à la main des plantes qui souffrent le plus sans lancer l’arrosage automatique pour l’ensemble du jardin, devraient suffire. Rappelez-vous un jardin bien conçu doit pouvoir vivre sans artifices et sans trop d’eau.

En savoir plus
Sécheresse et canicule auront-elles raison de nos jardins ?
Non. « Un jardin sans arroser » nous propose de concilier beauté et économie d’eau en choisissant des végétaux ornementaux adaptés au climat, à l’exposition et au sol de notre jardin.

Pour nous convaincre, l’auteur nous fait découvrir six aménagements paysagers. De la Normandie à la côte méditerranéenne en passant par l’Ile-de-France, on a envie d’y croire : oui, le paradis vert qui n’a pas besoin d’être arrosé, c’est aussi pour moi !

Conseils pratiques pour économiser l’eau et liste détaillée des végétaux les robustes clôturent cet véritable bible à l’usage de tous les jardiniers.

« Un jardin sans arroser » de Nathalie Payens, Editions Solar, 176 pages, 26 euros.

15:22 Ecrit par Sandrine dans Jardinage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, arroser, économie, bio | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05.05.2009

Consommer bio. Un effet de mode ou l'art de consommer sainement ?

Depuis plusieurs années, le "bio" investit notre quotidien. Un effet de mode ou tout simplement du bon sens ?

Certains y croient, d'autres sont sur la réserve. Quoi qu'on en pense, quoi qu'on ait décidé de faire, on ne peut cependant pas nier ses vertues sur notre organisme. Des saveurs bien plus prononcées, des produits bien meilleurs, ceux qui sont devenus adèptes pourront facilement vous convaincre.

Voyez ici quelques raisons qui ont poussé certains à devenir un consommateur bio averti :

10 raisons de devenir bio-consommateur

Face au nombre élevé de personnes mal informées sur les qualités des produits bio, l'association Bio Consom'acteurs a sorti un petit livret ludique et gratuit pour que le bio n'ait plus de secrets pour vous. Dans "La bio en questions - 25 bonnes raisons de devenir Bio Consom'acteurs", voici 10 questions-réponses pour s'informer et pourquoi pas se convertir au bio !

1. Un produit peut-il être bio dans un environnement pollué ?
La réglementation bio interdit strictement l'utilisation de produits chimiques. Lorsqu'un paysan décide de faire du bio, il doit entamer une période dite de "conversion" des terres de 2 à 3 ans qui est obligatoire pour que les produits obtiennent l'appellation bio. Un contrôle a lieu tous les ans pour vérifier la qualité des produits et les contaminations éventuelles (OGM, pesticides...) qui pourraient atteindre les cultures biologiques. Si une contamination est détectée, les produits sont déclassés et perdre leur appellation.

2. Les produits bio sont-ils correctement contrôlés ?
Du producteur au distributeur, des contrôles pour le respect de la réglementation bio sont effectués à différents échelons. Ce qui n'est apparemment pas le cas pour d'autres labels tel que Label Rouge, AOC, ou appellations comme Produit du terroir, produits fermiers...). L'ensemble des règles d'hygiène et de sécurité s'appliquent à la production et la transformation d'un produit alimentaire bio.

3. Trouve-t-on de tout en bio ?
Tous les produits alimentaires sont disponibles en bio. On trouve de plus en plus facilement des produits dérivés bio tel que des huiles, des pains, des gâteaux...

4. Suffit-il de manger bio pour manger bien ?
Etant donné que les produits bio sont exempts de substances chimiques, manger bio, c'est déjà bien manger ! Il faut manger bio et de manière équilibrée. Quelques conseils : privilégier les fruits et légumes frais de la saison ; consommer des céréales et des légumineuses ; préférer les tisanes de plantes aux excitants comme le thé ou le café.

5. Le bio préserve-t-il la biodiversité ?
L'agriculture biologique apparaît comme un mode de production favorable à la biodiversité. Ces dires ont été confirmés par une expertise menée par l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) et publiée en 2008.

6. Le bio peut-il nourrir le monde ?
Pour lutter contre la malnutrition qui touche plus de 900 millions de personnes dans le monde, il est dans notre intérêt de développer la production bio et les bonnes pratiques agro-environnementales plus respectueuses des écosystèmes. Ce développement permettrait d'accroître de moitié la production agricole dans les pays pauvres selon un rapport publié en 2007 par la FAO.

7. Un produit non-alimentaire peut-il être bio ?
La réglementation européenne ne s'applique qu'aux végétaux et aux animaux. Pourtant, de plus en plus de fabricants (en cosmétiques et produits d'entretien par exemple) ont fabriqué des recettes à base d'ingrédients biologiques et naturels pour composer leurs produits. Même la mode propose de plus en plus de vêtements fabriqués à base de matière responsable.

8. Où acheter bio ?
L'association Bio Consom'acteurs conseille de privilégier les produits bio issus de producteurs locaux, de la ferme ou sur le marché. Les Amap (associations pour le maintien de l'agriculture paysanne) établissent des liens directs entre une ferme et un groupe de consommateurs qui s'engagent à acheter des paniers chaque semaine de fruits et légumes de saison. La liste est disponible sur http://alliancepec.fr/.

9. Peut-on manger bio à l'école ?
A la suite du Grenelle de l'environnement, le gouvernement a fixé un objectif de 20 % dans la restauration collective publique à l'horizon 2012. Aujourd'hui le taux des repas bio servis dans les écoles avoisine les 0,5 %.

10. Bio et OGM sont-ils compatibles ?
Partout où les plantes transgéniques sont cultivées sur de grandes surfaces, il devient impossible de produire sans OGM. Là où il y a des OGM, le bio ne peut pas s'installer. Plusieurs cas à travers le monde montrent les limites et même les nuisances des OGM sur le bio. Ainsi, en Espagne, la culture de plusieurs dizaines de milliers d'hectares de maïs Monsanto 810 interdit petit à petit toute culture de maïs bio. La bataille contre les OGM n'est pas encore gagnée...

08:24 Ecrit par Sandrine dans Nourriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, consommation, sain | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook